Née à Fort-de-France, Suzanne Dracius a passé son enfance en Martinique puis en région parisienne, à Sceaux, où elle a étudié au lycée Marie-Curie. Professeur de Lettres Classiques à l’issue de ses études à la Sorbonne, elle a enseigné à Paris puis à l’Université Antilles-Guyane, à l’University of Georgia et à Ohio University (USA) en tant que visiting professor.

Révélées en 1989 par L’autre qui danse, finaliste du Prix du Premier Roman (éd. Seghers – Robert Laffont), roman sur le thème de l’identité réédité en poche aux Éditions du Rocher en 2007, ses œuvres : roman, nouvelles (Rue Monte au ciel, Coup de Cœur Fnac, éditions Desnel, 2003), poésie (Exquise déréliction métisse, 2008, Prix Fetkann, Déictique féminitude insulaire, éditions Idem, 2014, Scripta manent, 2016), théâtre (Lumina Sophie dite Surprise, Médaille d’Honneur de Schœlcher, éditions Desnel, 2005), publiées en Europe et aux États-Unis, traduites en plusieurs langues, sont étudiées dans de nombreuses universités. En 2010 elle reçoit un Prix de la Société des Poètes Français pour l’ensemble de son œuvre et, en 2019, le Prix européen francophone Virgile – Senghor.

Seule femme du Top 10 Médiaphore des « 10 écrivains martiniquais qui ont marqué l’histoire de la littérature » et « contribué à faire rayonner la littérature martiniquaise dans le monde entier », n°6 parmi les « dix auteurs incontournables dans le paysage culturel martiniquais », nommée en premier, en tête des « femmes écrivains des Antilles et de la Guyane à nous offrir des textes d’une grande beauté en ayant comme préoccupation première ce qu’on pourrait appeler “le bien-écrire”, comme on peut le voir chez Suzanne DRACIUS » (Montray Kréyol), « indéniablement l’une des grandes voix de la littérature des Antilles françaises » (Cultures Sud/TV5 Monde), « incontestablement l’une des voix féminines les plus importantes des Antilles » (The French Review, USA).

Se définissant par le mot créole « kalazaza » qui désigne « un métis de blanc et de noir à peau claire », elle a fait de la lutte contre toute espèce de discrimination raciale, sexuelle ou sociale, l’enjeu et la matière de son écriture : « Suzanne Dracius est à la littérature francophone ce que Rosa Parks est au mouvement des droits civiques aux États-Unis, une conteuse doublée d’une plume d’affront et à fronde » (Abderrahmane Baibeche, Romanitas, Universidad de Puerto Rico).

Ses thématiques majeures sont analysées dans l’ouvrage collectif intitulé Métissages et marronnages dans l’œuvre de Suzanne Dracius coordonné par le Professeur Yolande Aline Helm, de l’Université d’Ohio (USA), comprenant des articles inédits de divers universitaires des États-Unis, de Porto Rico et de Grande-Bretagne (éditions L’Harmattan, 2009).

 

www.suzannedracius.com

 

Deux derniers ouvrages publiés :

 

“Le nouveau livre de la flamboyante écrivaine martiniquaise Suzanne Dracius vient de sortir. Intitulé ‘Scripta manent’ (« Les écrits restent », en latin), l’ouvrage est une ode énergétique à la vie et à l’espoir dans un monde martyrisé. « Scripta manent », « Les écrits restent ». Et ceux de Suzanne Dracius vont droit au cœur et à l’âme. ” (Philippe Triay – la1ere.francetvinfo.fr)

 

En 2018, Suzanne Dracius coordonne l’anthologie bilingue français / italien Nourritures néohumanistes / Nutrimenti neoumanisti sur le thème de l’exil, des migrants et de l’errance, incluant notamment Michel Bénard (France), Claudine Bertrand (Québec – Canada), Francis Catalano (Québec – Canada / Italie), Sylvestre Clancier (France), Giovanni Antonio Dotoli (Italie), Suzanne Dracius (France – Martinique), Jean Le Boël (France), Max Ponte (Italie), Mario Selvaggio (Italie), Thanh-Vân Ton-That (France / Vietnam), et traductions de Serena Garbolino, Alessandro Monachello & Leonarda Oliveri.